Comme les chiffres d’exportations hebdomadaires nous l’avaient indiqué, on observe une baisse de plus de 10% sur un an avec un total de 591.9 millions de livres. Toutefois, bien que ce soit en-dessous du record de l’an dernière ça demeure une valeur bien au-dessus de la moyenne des dernières années. Ce recul s’explique par la baisse d’appétit des 5 principaux acheteurs qui terminent le mois de février dans le rouge sur un an. Seules les autres destinations ont affiché des hausses principalement les acheteurs en Amérique du Sud.
Les attentes sont actuellement extrêmement élevées envers la Chine pour justifier les niveaux de prix observés sur le marché à terme. Pourtant cette dernière a réduit ses importations de porcs américains de plus de 28% depuis le début de l’année. La Corée du Sud a également connu un recul important des ses achats en février de plus de 19%.
Maintenant quand on regarde les chiffres pour les 2 premiers mois le portrait n’est guère plus reluisant avec une baisse des expéditions de plus de 9%. C’est essentiellement la baisse des exportations vers la Chine qui vient expliquer l’essentielle de la baisse totale. En plus d’une baisse des exportations, on observe une hausse annuelle des importations de 15% pour janvier et février.
Comment faut-il interpréter ce rapport compte tenu de la hausse substantielle des prix sur le marché américain et des exportations en baisse ? Clairement, ce ne sont pas les exportations qui justifient les niveaux de prix actuels avec un recul de 10% mais plutôt le marché domestique et la réouverture de l’économie américaine. Il faut maintenant se demander si cette hausse de la demande saura perdurer une fois la reprise bien en selle surtout si les exportations ne rebondissent pas dans les prochains mois.



