Si on cherchait encore une raison à l’explosion des prix sur le marché du porc au printemps, une bonne partie de l’explication se retrouve probablement du côté de l’exportation. Ces dernières ont totalisé un impressionnant 687.8 millions de livres soit le 2ème volume mensuel en importance cette année après celui de mars qui était un record.
Oui, la Chine a joué un rôle important dans ce résultat mais c’est plutôt le Mexique qui vole la vedette de ce rapport. Les mexicains ont importé 165.9 millions de livres ce qui représente près du double de l’an dernier. Toutefois, il serait bon de rappeler que les abattoirs américains étaient frappés de plein fouet par la COVID-19. En ce qui concerne la Chine c’est un recul de plus de 37% de ses achats versus mai 2020. Du mois d’avril à mai seules les autres destinations moins importantes en terme de volume terminent le mois en baisse alors que les acheteurs importants ont vu leur volume augmenter.
Regardons maintenant ce que ça donne depuis le début de l’année. contre toute attente les volumes exportés sont maintenant nez à nez avec ceux de l’an dernier sur la même période avec un total de 3.27 milliards de livres. Parmi les principales destinations c’est le Mexique qui remporte la palme de la croissance à plus de 20%. Un petit rappel, avant que la crise de PPA ne frappe la Chine, le Mexique était le premier acheteur de porcs américains. Au rythme où vont les choses il devrait reprendre sont titre d’ici la fin de l’année. Comme on peut le voir la Chine ralentit toujours le rythme de ses achats, un phénomène qui devrait s’accélérer dans les prochains mois.
Parmi les pays dans la catégorie autres destinations, il serait bon de souligner que les Philippines ont presque multiplié par le volume de leurs achats de viande de porcs américains depuis le début de l’année. Ces achats totalisent maintenant 135 millions de livres. Les Philippines sont toujours au prise avec la crise de PPA qui continue d’impacter négativement sur sa production.
Que nous réserve les prochains mois ? Avec le recul des prix débuter en juin, on peut s’attendre à un ralentissement des exportations pour ce mois et également pour les mois à venir du moins en ce qui concerne la Chine. Il faudra que les autres acheteurs demeurent au vert pour sauver la mise et ainsi espérer des prix plus élevés que les dernières années.



