C’est sans surprise que les chiffres publiés ce matin confirment une année record pour les exportations américaines de viande de porcs avec un total de 7.28 milliards de livres en hausse de 15.2% sur un an. Toutefois, ce chiffre cachait une petite déception du côté des volumes d’exportations de décembre qui ont peu progressé sur ceux de novembre et largement inférieur à décembre 2019. Les exportations de décembre ont totalisé un peu plus de 636 millions de livres contre plus de 680 millions il y a un an. La progression mensuelle est de 0.5% seulement ce qui représente 3.4 millions de plus.
Toujours en décembre, la Chine a vu ses volumes d’achat reculer de 31.6% avec 72.3 millions de livres en moins. Sur une note plus positive, le Mexique et le Japon ont vu leur volume progresser de 13% sur celui de l’an passé. Avec le ralentissement chinois, il sera essentiel que les autres marchés principaux reprennent graduellement leur place historique sans quoi les exportations de 2021 et des années à venir pourraient en souffrir.
Pour 2020, c’est encore une fois la Chine qui a retenu toute l’attention en doublant ces achats de porcs américains pour un total de 2.13 milliards de livres. Cette dernière accapare maintenant tout près de 30% des exportations totales contre 17% en 2019 et 9% en 2018. La croissance fut moins marquée pour le Japon et le Canada avec seulement 4.6% et 4.5%. Pour le Mexique, la croissance est finalement au rendez-vous avec 0.4%. Malgré la crise de PPA en Corée du Sud, les exportations vers cette dernière destinations ont reculé de plus de 22% avec un total de 485.9 millions de livres.
Pour 2021, un constat semble faire l’unanimité à l’effet que la Chine devrait réduire ses volumes d’importations et dont les chiffres d’aujourd’hui semblent vouloir confirmer cette tendance. La question qui se pose maintenant c’est de quel ordre et qui saura prendre la relève pour absorber les surplus de production américaine ? Selon les dernières prévisions de l’USDA, qui seront mises à jour demain, la production américaine devrait croitre encore de 1% en 2021 mettant ainsi à l’avant plan l’importance du secteur des exportations pour une bonne tenue des prix à venir.



